L’innovation, principal atout de l’offre tricolore


Dans un univers très concurrentiel, les deux grands donneurs d’ordres mondiaux, Airbus et Boeing, sont engagés dans une véritable course afin de respecter les calendriers de livraison des appareils, tout en développant des appareils chaque fois plus innovants et plus sûrs. La sécurité est une exigence primordiale de l’industrie aéronautique mondiale.

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Ces exigences sont transmises à l’ensemble de la chaîne de valeur de l’industrie, intégrée par une série d’équipementiers et fournisseurs, organisés en « rangs » ou « tiers » (1, 2 et 3).

 

Impression 3D, intelligence artificielle….

 

L’innovation concerne une large gamme de domaines : fuselages des avions, matériaux, propulsion, économie de carburants, vitesse, sécurité moindre impact sur l’environnement, confort des passagers, etc.  Elle concerne autant les produits ou les services livrés que les procédés de production. D’ores et déjà, les entreprises du secteur intègrent les nouvelles technologies : Big Data, intelligence artificielle, robots, impression 3D, etc. Le secteur est pleinement engagé dans la bataille de l’ « avion de demain ».

Les chiffres témoignent de l’ampleur des efforts engagés. L’industrie aéronautique française consacre 16% de son chiffre d’affaires annuel à la recherche-développement (R&D).  En 2016, Safran, un des leaders du secteur, a été le 3e déposant de brevets en France auprès de l’Institut national de la propriété intellectuelle (INPI) et a déposé 850 brevets prioritaires dans le monde.


Cette capacité d’innovation est le principal atout concurrentiel de l’offre française au niveau mondial. En juillet 2017, l’éditeur de logiciels Dassault Systèmes a annoncé la signature d’un contrat de partenariat avec Boeing en vue de déployer la plateforme 3DEXPERIENCE qui sera utilisée pour l’ensemble de ses programmes de développement d’avions commerciaux et de produits militaires et spatiaux. Cet outil peut non seulement simuler des produits et des processus, mais également identifier et éliminer les risques et les problèmes de qualité potentiels avant de lancer la production.

 


Un emploi de qualité

 


La réussite de l’industrie aéronautique tricolore repose aussi sur la qualité des compétences humaines qu’elle y trouve, au niveau des bureaux d’études comme des usines de montage. Elle continue donc à embaucher du personnel qualifié. Les entreprises adhérentes au GIFAS ont recruté environ 10 000 personnes en 2016 : 45% d’ingénieurs et cadres, 25% d’employés, techniciens, agents de maîtrise et 30% d’ouvriers qualifiés.

L’innovation dans l’aéronautique a des conséquences sur les autres secteurs. Les exigences d’innovation pointue, de qualité, d’optimisation des coûts et de sécurité font des entreprises du secteur des fournisseurs potentiels privilégiés dans d’autres activités comme l’automobile, l’énergie ou les transports par exemple. En même temps, les entreprises de l’aéronautique se sont inspirées de certaines méthodes développées dans d’autres secteurs (supply chain de l’automobile par exemple) pour les appliquer dans leurs activités. Un bel exemple d’innovation croisée.

 


L’ONERA, un acteur clé de la recherche et de l’innovation

 

L’Office national d’études et de recherches aérospatiales (ONERA), qui emploie près de 2 000 collaborateurs, est un élément clé de ce dispositif de recherche et d’innovation. Cet organisme a pour mission de développer et orienter les recherches dans le domaine aérospatial ; de concevoir, de réaliser, de mettre en œuvre les moyens nécessaires à l’exécution de ces recherches ; d’assurer, en liaison avec les organismes chargés de la recherche scientifique et technique, la diffusion sur le plan national et international de ces recherches, d’en favoriser la valorisation par l’industrie aérospatiale et de faciliter éventuellement leur application en dehors du domaine aérospatial.


L’ONERA détient une soufflerie transsonique, située à Modane, où ont été testées des maquettes à l’échelle 1 des plus grands programmes aéronautiques français et européens : Concorde, Airbus, Rafale, etc. C’est la plus grande soufflerie sonique du monde : elle peut souffler un vent à presque Mach 1, soit la vitesse du son.

 

 


References

World:

Industries:

Best Global Trade Finance Bank, GTR Leaders in Trade 2014

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